VOYAGES VERS L'OUEST

Trilogie

(Trilogie Voyages)

De Jatinder Verma

Traduction Elishéva Zonabend Marciano

Avec

Asil Rais

( Total de 5 comédien(ne)s – distribution en cours… )

Musique

Najma Akhtar

Lumières

Romuald Lesné

Chaque pièce dure environ 1 h 30. Il est donc recommandé de jouer /programmer la trilogie si possible sur une seule journée, samedi ou dimanche, avec deux entr'actes.


 

NOTES SUR LE PROJET : origine et synopsis de La Trilogie

Voyage vers l'Ouest est une épopée de sept heures sur une migration des temps modernes, divisée en trois parties.

Ouvrant le Commonwealth Games Spirit of Friendship Festival, événement combinant sports, arts, culture et éducation, elle présente un point de vue interactif sur un siècle de migration de l'Inde vers la Grande-Bretagne, en passant par l'Afrique de l'Est.

Les trois pièces sont l'aboutissement d'un travail de cinq années à partir de deux source d'inspiration : les témoignages de trois générations d'Indo-Pakistanais vivant en Grande-Bretagne, et des contes sur l'exil et le retour au pays issus de littératures classiques.

La trilogie n'a pris sa forme définitive qu'après une série de représentations devant des publics dont l'histoire familiale recoupe celle des protagonistes de la trilogie, dans le but de recueillir leurs réactions.

La structure tripartite englobe différentes périodes.

La première période débute en 1901 lorsqu'un groupe d'amis décide, afin de fuir la famine, de quitter l'Inde pour s'engager comme ouvriers dans la construction d'un chemin de fer en Afrique de l'Est.

La deuxième période illustre les difficultés rencontrées par leurs petits-enfants, obligés de quitter précipitamment leur terre d'accueil dans les années 60 pour construire une nouvelle vie en Grande-Bretagne.

La dernière partie décrit les états d'âme d'un jeune de la seconde génération d'immigrants, tiraillé entre deux cultures, deux modes de vie, qui se lance dans une virée surréaliste sur les routes de l'Angleterre et l'Europe en quête de son identité.

Désireux de mêler tradition et identité personnelle, Jatinder Verma (né au Kenya et arrivé en Grande Bretagne lorsqu'il était adolescent) et son équipe ont développé un système de partage de la scène consistant à aider des écoles et des groupes de la région en leur offrant l'opportunité de présenter leurs projets de mise en scène durant les entr'actes. En favorisant l'expression de l'appartenance individuelle, en opérant une fusion entre théâtre physique et théâtre musical, ils ont suscité l'émergence d'un élan d'espoir contrebalançant les problèmes de citoyenneté et l'héritage de l'impérialisme.

Suite a sa création, au printemps 2002, Journey to the West a effectué une tournée en Angleterre.

Cette pièce porte également le nom de La Trilogie, dont les trois volets sont :

Genèse – 1901 : boutres, déserts et coups bas,
qui raconte le voyage de Fateh, Allaudin et Mehta lorsqu'ils quittent l'Inde pour construire, en Afrique de l'Est, le chemin de fer reliant Mombassa au lac Victoria;

Exode – 1968 : dissensions, réfugiés et rivières de sang,
qui retrace l'histoire de leurs trois descendants, Ranjit, Sita et Liaquat, installés à Londres après avoir fui le Kenya;

Apocalypse – 2001 : Bhangra, Bollywood et British Bulldogs,
qui suit le périple de Kamaal en quête de son identité. Les deux premiers volets ont été représentés individuellement en 1998-1999 avant d'être retravaillés pour la présentation de 2002


 

NOTE D'INTENTION ET DE MISE EN SCENE

En se faisant la voix des immigrés originaires du sous-continent indien, Jatinder Verma leur a donné l'occasion d'émerger de l'ombre et de s'exprimer. Il nous a donné, à nous, occidentaux et autres, à part le plaisir de nous familiariser avec une culture étrangère et de découvrir une histoire occultée, le plaisir de goûter la saveur d'une langue poétique qui nous envoûte.

J'ai connu Jatinder dès les premières années de ma carrière en Grande-Bretagne, où nous avons souvent travaillé avec les mêmes comédiens et comédiennes.
Nous avions un intérêt commun pour certains sujets, comme l'histoire du colonialisme et les problèmes du néocolonialisme.

Je faisais alors partie d'un petit groupe des jeunes metteurs en scène britanniques, bien avant Deborah Warner et Declan Donnellan, à défendre l'« integrated casting », ou casting interculturel, c'est-à-dire la distribution des rôles sans distinction d'origine ou de couleur.
C'est ainsi que j'au pu voir le travail de Tara, la première compagnie à promouvoir ce concept, puis d'autres troupes de théâtre comme Black Theatre Coop, Talawa, et Asian Cooperative Theatre, qui commençaient à émerger après être longtemps restées confinées dans un type de « Ghetto » sous l'étiquette d'«arts ethniques » par les instances culturelles officielles.

Le casting interculturel fut une innovation formidable qui permit aux acteurs de traverser ces divisions invisibles.
Avec Tara, Jatinder fut le premier metteur en scène à donner aux artistes issus de l'immigration l'occasion et la chance de s'exprimer.

Il est d'ailleurs regrettable qu'en France nous ayons, pour l'instant, fait si peu de progrès en matière de casting interculturel…

Nous avons beaucoup apprécié le travail l'un de l'autre, et, en 1998, Jatinder et Tara Arts ont coproduit un projet de ma compagnie de deux pièces de Dario Fo, Fables Obscènes et L'Histoire du Tigre, que nous avons pu travailler dans leur Studio dans le sud de Londres.

Il n'est donc pas étonnant que, dés que j'ai vu les débuts de la trilogie en 2002, je sois tombé amoureux de ce texte.
2002 était aussi l'année où j'ai commencé à travailler en France, sans savoir que je serai encore là quinze ans plus tard.

Jatinder s'est tout de suite montré très enthousiaste à l'idée que je monte sa trilogie en France dans une traduction française et comme je faisais partie à l'époque de la Maison Antoine Vitez (Centre international de la traduction théâtrale), j'ai fait la connaissance d'une traductrice très talentueuse, Élishéva Marciano, à qui j'ai commandé une traduction de la trilogie.

Jatinder nous a, par la suite, invités à voir la trilogie à Londres, ce qui a évidemment aidé Élishéva, et renforcé mes intentions.
En 2003, dans le cadre de son Festival des écritures contemporaines, Le Panta Théâtre de Caen, codirigé par Guy Delamotte et Véro Dahuron, nous a donné l'opportunité de faire découvrir une écriture originale en présentant le premier volet de la trilogie, Genèse, avec des acteurs talentueux parmi lesquels Jean-Marie Frin.

Hélas, « the path of tre love neverdoth run smoooth » et les chemins de ma carrière en France ont pris d'autres directions, notamment grâce au succès de « La Femme Fantôme », créée au Théâtre Gérard Philippe CDN de Saint-Denis en 2003.
C'est ainsi que les exigences des divers partenaires, ainsi que mes centres d'intérêt, m'ont conduit à travailler sur des sujets d'Amérique latine, d'Afrique et des Caraïbes, et, chaque fois que j'ai voulu retourner à la trilogie, il y a eu d'autres empêchements.

Et me voici, quinze ans plus tard, revenu à mes anciennes amours, avec l'espoir de trouver des coproducteurs et autres partenaires aussi emballés par le projet qu'Élishéva et moi-même.

Le sujet des migrations actuelles et leurs origines est plus que jamais d'actualité et la France a acquis elle aussi une communauté d'origine indo-pakistanaise, même si elle est nettement moins importante que celles du Maghreb ou de l'Afrique de Ouest.

La trilogie est un merveilleux exemple de théâtre épique dont l'importance du propos et la qualité de la poésie font qu'elle mérite d'être découverte par un public français. J'aimerais également souligner qu'elle ne mobilise que 5 acteurs, ce qui implique un coût de production plutôt bas, élément non négligeable !

Aaghyamaang ?
(interroge le chœur dans "Genèse")
La permission nous demandons
De commencer notre conte /
Et même si cela semble étrange - /
Vous avez, après tout, payé pour voir notre histoire,
Permission donnée ou non - /
Aidez-nous à commencer, s'il vous plaît. /
Donc, nous reprenons, /
Aaghya ? / Ce qui veut dire – pouvons-nous commencer ?…


 

L'AUTEUR

Jatinder Verma MBE (Member of the Order of the British Empire),
la voix des Indiens issus de l'immigration

Jatinder VermaAuteur, metteur en scène, directeur artistique de la troupe Tara Arts qu'il fonde en 1977, Jatinder Verma naît en 1954 à Dar-es-Salam en Tanzanie, grandit à Nairobi au Kenya puis, en 1968, à l'âge de 14 ans, émigre avec sa famille en Grande-Bretagne. Il est issu de cette génération d'Indiens qui quittèrent l'Inde ravagée par la famine et la peste à la fin du 19ème siècle pour s'établir en Afrique orientale après avoir construit le chemin de fer reliant Mombassa au lac Victoria, et qui se sont vus contraints à l'exil après l'indépendance du Kenya en 1963. Porteur de cette saga, Jatinder Verma s'est donné pour but de rendre compte de l'histoire occultée de ces Indiens issus de l'immigration car leur histoire est celle de la Grande-Bretagne actuelle.

Durant l'été 1976, les tensions raciales et le meurtre d'un jeune Sikh le conduisent, l'année suivante, à créer, avec un groupe d'amis, Tara Arts Group pour canaliser, par le biais du théâtre, la colère et la frustration des immigrés et bâtir des ponts entre, d'une part, la vie et la culture des Britanniques originaires du sous-continent indien et, d'autre part, la vie et la culture des Occidentaux.

La compagnie est à l'origine du "binglish" Theatre, le mot "binglish" étant un mot-valise formé de « Bombay » et de « English », par analogie avec Bollywood. Il s'agit d'un théâtre métissé où les langues, couleurs, musiques et sensibilités des théâtres indiens et asiatiques en général rencontrent celles du théâtre européen, et dont la vocation est d'explorer la vie des communautés indo-pakistanaises. Véritable cocktail linguistique, le binglish offre une combinaison d'anglais et de différents dialectes indiens - hindi, pendjabi, goudjrati - et reflète l'ambivalence des Britanniques issus de l'immigration, le sentiment d'être Anglais et pas tout à fait Anglais. Il aboutit à des productions inter et multiculturelles qui créent un bruit différent dans le théâtre anglais.

Reprenant une théorie classique indienne exposée dans un traité d'art dramatique rédigé vers le 2ème siècle après J.-C., le Natyashastra, Jatinder Verma affirme que le théâtre doit être un délice pour les yeux et les oreilles et être constitué de quatre éléments : gestes symboliques ou descriptifs, usage de la voix dans la parole ou le chant, costumes et maquillage, représentation de sentiments sans paroles. Cette conception conduit à une pratique que Brecht, en 1935, désigne sous le terme de "théâtre total".

En 1990, Jatinder Verma devient le premier directeur non blanc du National Theatre, où il met en scène sa propre adaptation du Tartuffe de Molière, ainsi que Le petit chariot d'argile, une adaptation d'une pièce en sanscrit du 8ème siècle.

Il transpose également en Inde des pièces occidentales comme Le Revizor de Gogol, qui transplante la farce russe dans une petite ville de l'Inde d'après l'indépendance, ou comme Le bourgeois gentilhomme, dont la scène se passe à Pondichéry.

L'année 2002 voit, avec A Journey to The West (Voyage vers l'Ouest), l'aboutissement de cinq années de travail. Il s'agit d'une trilogie retraçant l'histoire de la migration indienne vers l'Ouest tout au long du 20ème siècle, véritable fresque qui englobe trois générations et se déroule de l'Inde à la Grande-Bretagne.

L'année 2007 marque le 30ème anniversaire de Tara Arts et voit la création d'une étonnante version de La Tempête de Shakespeare, dans laquelle Prospero figure un fondamentaliste animé d'un esprit de vengeance qui finit par se racheter. En 2009, Jatinder Verma retourne au National Theatre pour mettre en scène The Black Album de Hanif Kureishi. En 2012, il dirige une nouvelle version de L'Avare par Hardeep Singh Kohli, suivie, en 2013, de la première d'une nouvelle pièce venue des États-Unis, The Domestic Crusader>, de Wajahat Ali. En 2015, il met en scène une version du Macbeth de Shakespeare dans laquelle les Sorcières sont remplacées par des hijras, terme désignant les transsexuels ou transgenres dans la culture indienne.

2016 voit la réouverture, dans le sud de Londres, de Tara Theatre, dont les travaux de rénovation avaient commencé en 2010, premier théâtre multiculturel dont la construction, associant la brique de l'architecture édouardienne et le bois des maisons indiennes, symbolise le dialogue entre l'Ouest et l'Est.

Parmi les autres mises en scène de Jatinder Verma, citons : A RamayanOdyssey ; Cyrano de Bergerac ; Danton's Death ; England, your England ; Ghostdancing ; Inkalaab 1919 ; Jhansi ; Oedipus Rex ; Troilus and Cressida ; Yes, Memsahib, and others.

Parallèlement à ses activités d'homme de théâtre, Jatinder Verma donne des conférences sur le théâtre indo-pakistanais au sein d'établissements scolaires et universitaires, en Grande-Bretagne comme à l'étranger.

Jatinder Verma a été fait Doctor Honoris Causa par les universités d'Exeter, de York et de De Montfort. Il est également Membre Honoraire du Rose Bruford College. Il a, de plus, gagné récemment le premier prix de l'Eastern Eye Arts, Culture and Theatre Awards (ACTAs) pour ses quatre décennies de contribution au théâtre britannique.

En 2017, dans le cadre des titres et distinctions honorifiques attribués par la Reine à l'occasion de la nouvelle année, ses actions en faveur de la diversité dans les arts – notamment au théâtre – lui ont valu d'être consacré MBE, Member of the Order of the British Empire (Membre de l'Ordre de l'Empire Britannique).


 

Michael Batz - Parcours Artistique

Michael Batz

Après des études universitaires à Cologne et à Birmingham, ainsi qu'à la Royal Academy of Dramatic Art, Michael Batz a commencé sa carrière de metteur en scène au Old Vic de Bristol, avant de s'installer à Londres. C'est là qu'il fonde sa compagnie Yorick Internationalist Theatre, la seule troupe de théâtre internationale de Grande-Bretagne, formée d'artistes du monde entier, exilés ou réfugiés pour nombre d'entre eux. Avec Yorick, il a monté de nombreux spectacles provocateurs et stimulants, dont de nombreuses créations d'auteurs inédits en Grande-Bretagne.

Il a travaillé en contact étroit avec des auteurs comme George Tabori, Bernard-Marie Koltès, Heiner Müller, Gabriel Garcia Marquez, Isabel Allende et Dario Fo, mettant en scène de nombreuses créations de leurs œuvres, étant souvent le premier à apporter ces pièces sur la scène britannique. Tous ces auteurs sont devenus des amis proches, et certains comptent parmi les parrains de La Compagnie Yorick. Un des premiers grand succès de Michael Batz a été sa production au Festival d'Édimbourg de la dernière pièce de Federico Garcia Lorca, Comedia Sin Titulo, cinquante ans après l'assassinat de l'auteur (Prix du Festival). Par la suite, il a remporté d'autres succès dans ce festival avec ses productions des pièces de George Tabori, dont Mein Kampf-Farce. Michael Batz a également travaillé à Moscou et Haifa.

En 1998, Michael Batz et Isabel Allende adaptent en langue anglaise La Maison aux esprits. C'est, à ce jour, la plus importante création de Michael Batz, à Londres. Cette version scénique a constitué une remarquable production épique en deux parties, racontant, avec émotion, cette passionnante histoire.

Michael Batz et Isabel Allende

Michael Batz et Isabel Allende durant les répétitions de LA MAISON AUX ESPRITS

En 2002, Michael Batz commence de réaliser ses créations en France, avec sa compagnie. Il a dirigé des ateliers professionnels dans plusieurs centres dramatiques nationaux, dont un stage AFDAS au Théâtre Gérard Philipe de St Denis. Il a été conseiller artistique de Christian Schiaretti dans sa production de Mère Courage et d'Adel Hakim sur la Commedia dell'Arte pour Les Jumeaux Vénitiens de Goldoni au Théâtre d'Ivry.

Au printemps 2003, il réalise sa première création en France, La Femme Fantôme de Kay Adshead, à L'apostrophe-Scène nationale et au Théâtre Gérard Philipe-CDN de Saint-Denis. Ce spectacle a été repris au TGP pour un mois après avoir été présenté à la Fête de l'Humanité; elle a ensuite été jouée au Théâtre Vidy-Lausanne pendant un mois fin 2003 et au Festival Européen de Stuttgart en Allemagne. Cette pièce a fait l'objet de plus d'une centaine de représentations: Théâtre National de Toulouse, Théâtre de l'Union-CDN de Limoges, Scènes nationales de Guadeloupe, de Bar-le Duc, de Cergy-Pontoise…, tournée CCAS…, représentations spéciales jouées pour le quartier de la Goutte d'Or au Lavoir Moderne Parisien…, reprise au Théâtre Jean Vilar et a la Gare au Théâtre de Vitry.

Michael Batz et George TaboriGeorge Tabori avec Michael Batz et Bertold Brecht

À l'occasion du trentième anniversaire du coup d'État contre Salvador Allende, il crée Chanson pour le Chili, un collage de textes de Pablo Neruda et VictorJara au Théâtre de L'Épée de Bois à la Cartoucherie, le 11 septembre 2003, et à L'apostrophe-Scène nationale de Cergy Pontoise en 2004. Le spectacle tournera ensuite au Festival d'Avignon, au Théâtre de Nîmes, au Forum Culturel du Blanc-Mesnil…

Il a mis en scène Fragments d'Humanités, écrit par 10 auteurs (Aurélie Filippetti, Nathalie Fillion, Carole Frechette, Mohamed Kacimi, Susana Lastreto, Fabrice Melquiot, Eddy Pallaro, José Pliya, Jean-Pierre Simeon et Elsa Solal), une commande à l'occasion des 100 ans du journal L'Humanité, qui sera créée à la Fête de l'Humanité en 2004 et au Forum Culturel du Blanc-Mesnil, au Théâtre d'Auxerre, à la Scène nationale d'Albi et pendant deux semaines au Théâtre International de Langue Française à Paris, le futur Tarmac.

En mars 2005, Michael Batz adapte et met en scène Ardente Patience d'Antonio Skàrmeta, pour la Scène nationale de Cergy-Pontoise pour une première série de représentations, reprise la saison suivante pour une seconde série. Puis il dirige, en novembre 2005, la création en Belgique de La Femme Fantôme au Théâtre de Poche de Bruxelles, jouée pendant un mois et reprise pour un autre mois en janvier 2007. Cette version a beaucoup tournè en Belgique et a reçu le Prix du théâtre belge 2006.

Il crée Red Devils (Les Diables Rouges) de Debbie Horsfield au Théâtre des Carmes (Festival d'Avignon 2006) Le spectacle a été joué en tournée auThéâtre 95 de Cergy, à Saint-Denis, Sevran, Pierrefitte…, à Alizay (Normandie) ; au Grand Parquet à Paris, du 11 au 23 décembre 2007, au Théâtre municipal de Roanne (Loire), à Gauchy, et au Lavoir Moderne Parisien en juin 2008.

En novembre 2006, il met en scène Comédie sans titre de Federico Garcia Lorca à l'Académie Fratellini, à Saint-Denis. Le spectacle est repris au Théâtre 95 de Cergy, au Théâtre de Sevran, et pour deux semaines au Théâtre de Pierrefitte pendant la saison 2007-2008. Parallèlement, il a créé un spectacle cabaret No Pasarân-L'Espagne au Cœur, qui a été joué à Saint-Denis, Aubervilliers et à la Fête de l'Humanité.

Michael Batz et Dario FoDario Fo et Michael Batz en répetition
de Fabulazzo Osceno

À la fin de la saison 2007-2008, il crée une nouvelle pièce de Kay Adshead l'auteur de La Femme Fantôme, pièce spécialement écrite pour les jeunes adolescents, avec les lycéens de Saint-Denis.

Michael Batz a été le directeur artistique du Festival Salvador Allende qui s'est déroulé, à Paris et en Île de France, du 11 septembre au 11 décembre 2008, pour la célébration du centenaire de la naissance de Salvador Allende. Le festival, parrainé par Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë, comprenait des expositions, débats, colloques, cinéma; et des concerts de musiciens chiliens renommés comme Angel Parra, Inti lIIimani, Quimantu… Sa mise en scène de Chanson pour le Chili a été reprise dans le cadre de ce festival et joué au Cabaret Sauvage, à l'Espace Jemmapes, au Théâtre Jean Vilar de Vitry, au Dansoir de Karine Saporta a la BNF, et devant 1 200 spectateurs aux Folies Bergère.

En 2009, il met en scène avec sa compagnie la pièce récente de Kay Adshead, Bones (Les Os) au Théâtre 95 - Scène conventionnée. Ensuite le spectacle a tourné partout en région parisienne. Il a été sélectionné pour le Festival Theatrale de Val d’Oise, et avec La Femme Fantôme, pour le début de la résidence de Yorick au Théâtre Jean Vilar de Vitry, et l'ouverture de la saison 2010-2011.

Au printemps 2011 Michael crée Working Girls (Voix des Femmes 1) hors les murs a Vitry, et ailleurs : trois textes de Kay Adshead, Juan Radrigan et Isabel Allende. En février 2013 ensuit la création de La Cage, pièce de la jeune écrivaine jamaïcaine Ava-Gail Gardiner, en Haïti (Jacmel et Port-au-Prince) et à l'Atrium – scène nationale de la Martinique, suivi d'une tournée aux Caraïbes (Scène nationale de la Guadeloupe…) & au Théâtre 95 Cergy, Auvers-sur-Oise, Fontenay-sous-Bois…

En 2012 et 2013, il recrée Ardente Patience d'Antonio Skarmeta, a Vitry et pour un mois a Paris, a la Cartoucherie, Théâtre de l'Epée de Bois, ou il a reçu l'attention favorable de la presse et des tutelles. Le spectacle sera repris bientôt. Après il a monté sa création d’AMABEL - une œuvre d'art de Terry Johnson, qui a vu sa première au Château d'Auvers-sur-Oise et au Théâtre 95. Sa toute dernière création est 28 Avril 1937, Guernica… de Susana Lastreto, à Saint-Denis & sur invitation personnel de la Maire à l'hôtel de Ville de Paris.

Bientot on peut voir FALSTAFF (Henry IV de Shakespeare, 1er et 2éme partie, adapté pour une seule soirée de théâtre), Bag Lady de Frank McGuiness; un grand projet Mexicain commençant avec un spectacle sur Frida Kahlo, suivi par la nouvelle piéce de Veronica Rodriguez, Les Filles de Juarez, et l'adaptation par Michael de Pedro Paramo de Juan Rulfo; la reprise de Red Devils en Juin 2018 pour le coupe du monde de Football ; et autres éléments ; sans oublier un regarde sur l'Inde, qui poursuit notre concerne avec la thématique desmigrations : la création française de la superbe trilogie de Jatinder Verma, Voyages vers l'Ouest; nous avons aussi commandés des textes des auteurs comme Carole Frechette, ainsi que Kay Adshead et Ava -Gail Gardiner…

Expert en Commedia dell'arte, Michael Batz a travaillé deux ans en Italie avec Feruccio Soleri, Amleto Satori et Dario Fo. Récemment il à dirigè une master-class de Commedia deIl'Arte pour deux semaines à la scène nationale de la Guadeloupe.Excellent connaisseur du théâtre élisabéthain, il l'a enseigné à l'Université de Londres et dans plusieurs écoles de théâtre en Angleterre.

Il a aussi enseigné la théorie lacanienne du cinéma à l'Université de Londres. Michael se concentre pleinement sur ses mises-en-scène, mais dans les rares moments ou son temps le permet , il travail encore comme comédien, au petit et au grand écran, ou ses contribution ont comprises plusieurs films pour le BBC et du travail avec Ridley Scott sur Bladerunner.

 


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